Chet.
Le cliché traditionnel du club de jazz : lumière mauve, épaissie par la fumée des cigares, tables semées au vent, scène obscure où d'illustres sont passés...
Cette légère angoisse, cette peur d'être un intrus, m'avait traversé la première fois. Je poussai la porte, ma trompette à la main, il était 18h. On m'offrit de manger mais je refusai, je prétextai ne pas avoir faim. Je fumai quelques cigarettes, le ventre noué. C'est là que je vis pour la première fois Don. Big Don, ce surnom qui appelle une gloire insaisissable. Nous discutâmes longuement sur des sujets aussi variés qu'inutiles, déjà je sentai en lui un ami et cela me réjouit; moi, arrivé depuis deux semaines à New York, parti à l'aventure et ne connaissant personne à part les gens que j'avais laissé loin de moi, à leur grand regret. 22h, la scène était enfin libre, ce qui me convenait fort bien, j'avais envie d'en finir. De talentueux jazzmen venaient de s'affronter, je terminais la soirée, j'étais là pour calmer les esprits. C'est rassurant de se donner un rôle, finalement je n'étais là que parce qu'on le voulait bien et je faisais petite figure après cette démonstration de classe et de style, ce flot de notes ennivrant.
J'avais appris à jouer de mon instrument seul, et je n'en étais pas peu fier. Il m'avait couté 2 mois de travail dans une fabrique de conserves, je le chérissais. Ce n'était pas le meilleur mais il me convenait. Et me voilà, accompagné par un grand échalat à la batterie et un vague type au piano. C'étaient Al et Dean, à vrai dire ils n'étaient pas fabuleux. J'entamai les premières note, les autres me suivirent (nous avions répété plusieurs heures la semaine précédente). Je devais faire mes preuves, ce fut un fiasco, cette timidité l'emportant sur ma volonté et sur les mouvements que je tentai d'imprimer à mes doigts. Néanmoins le boss me donna une seconde chance, je fis à peine mieux.
alternance de joies et de peines, d'allégresse et de contrition. Marquez bien les temps ! Rythme cardiaque normal ! C'est le premier dansodrame mimé, dansons la bostella !
vendredi, août 03, 2007
je suis quelqu'un qui s'ennuie beaucoup.
Le temps...Passe... Très lentement. Réjouissons nous qu'il ne perde pas le nord, que quoi qu'il arrive une nouvelle nuit arrivera et nous l'y oublierons jusqu'au lendemain. Vivre dans l'urgence d'un temps long ou dans l'ivresse d'un instant, toujours est-il qu'il passe, (mal)heureusement. Note d'espoir pour ceux qui attendent, que ce soit un train un bus ou quelqu'un : le temps passe, et à l'endroit.
Quand viennent au loin les lumières de la locomotive, quand arrive la châleur d'une retrouvaille, il passe lentement, puis il accélère; effet doppler pour le sens interne...pas pour l'oreille !
samedi, juillet 28, 2007
Two Gallants
Errant sur la plaine de la machine à feu, évitant les flaques de pisse, passant entre la east pack core stage et le dance hall (si je ne me trompe pas), je me retrouve à la red frequency arena. Magnifique surprise que ce groupe dont j'avais vaguement entendu parler auparavant : Two Gallants. Même line-up que les white stripes, mais autrement plus
élégants.
Errant sur la plaine de la machine à feu, évitant les flaques de pisse, passant entre la east pack core stage et le dance hall (si je ne me trompe pas), je me retrouve à la red frequency arena. Magnifique surprise que ce groupe dont j'avais vaguement entendu parler auparavant : Two Gallants. Même line-up que les white stripes, mais autrement plus
Ils sont deux : un guitariste chanteur et un batteur assez bluffant. Ils sont peu et pourtant ils mettent en place un univers percutant avec des chansons qui vont droit au coeur par certains égards ou certaines montées en intensité. Le guitariste joue merveilleusement bien ces airs folk emballés, la batterie est merveilleusement mise en valeur et le chant semble révéler une colère mélancolique et une certaine tristesse. Imaginez, vous prenez la route, une de ces longues routes désertes qu'on ne trouve qu'aux états-unis, votre femme est morte, tuée par vous ou quelqu'un d'autre, et cette musique qui se fait de plus en plus insistante... Le soleil de plomb, orangé. Et la poussière que soulèvent les roues de la décapotable au style 50's.
Si on devait donner un style ce serait blues-folk, mais en plus "écorché" pour reprendre la formule tant usée... Si vous voulez les noms : Adam Fontaine et Hyde Edneud, deux californiens (ça s'entend). Ils ont à leur actif deux albums, et un troisième est prévu pour le mois de septembre. Si vous voulez plus de précisions inutiles comme l'année de création du groupe et l'âge du capitaine, voici l'adresse de leur site officiel : http://www.twogallants.com ... Si vous avez envie d'écouter un morceau :
http://www.radioblogclub.com/search/0/two_gallants vous aurez un bel aperçu à travers les 3 ou 4 morceaux disponibles sur radioblogclub.com !
En ce qui concerne mes impressions concrètes du concert : merveilleux, le batteur est très impressionnant, performance aussi bien physique que musicale ! Le chanteur est très énervé, très bon musicien également. Ils parviennent à faire oublier la difficulté qui réside dans le fait de mettre en place tout une atmosphère en étant seulement à deux : une guitare et une batterie.
http://www.radioblogclub.com/search/0/two_gallants vous aurez un bel aperçu à travers les 3 ou 4 morceaux disponibles sur radioblogclub.com !
En ce qui concerne mes impressions concrètes du concert : merveilleux, le batteur est très impressionnant, performance aussi bien physique que musicale ! Le chanteur est très énervé, très bon musicien également. Ils parviennent à faire oublier la difficulté qui réside dans le fait de mettre en place tout une atmosphère en étant seulement à deux : une guitare et une batterie.
vendredi, juin 08, 2007
Antiquité et bostella.
nous revoici plongés dans les pénombres de l'amère philosophie antique qui longtemps nous a rebuté. Quel étrange motif de choix que le mien : philosophie et musique. Cela parait sympathique, mais c'était sans compter les calculs d'intervalles. La musique en ressort triste et sévère comme les regards de ces statues antiques de philosophes illustres.
Tout cela sous le soleil de plomb maqué par de gris nuages menaçants. Une châleur moite comme il en est tant ! Annonciatrice de longues soirées d'été à rire et refaire le monde. Cela approche à grands pas ! Et aussi de peines, de regrets, regretter d'avoir fait tant d'idioties sous l'effet de l'alcool, d'immémorables imbécilités. Mais les regrets ne durent pas bien longtemps quand vient l'heure du rire. Mais déjà la connexion fait des siennes et peut-être n'entendrez vous jamais ce pot dans vos petits crânes. J'ai choisi d'illustrer quelque peu mon propos par une musique de conséquences qui semble à l'avance résumer les 3 mois à venir. Hahahahahaha ! comme ils rient !
nous revoici plongés dans les pénombres de l'amère philosophie antique qui longtemps nous a rebuté. Quel étrange motif de choix que le mien : philosophie et musique. Cela parait sympathique, mais c'était sans compter les calculs d'intervalles. La musique en ressort triste et sévère comme les regards de ces statues antiques de philosophes illustres.
Tout cela sous le soleil de plomb maqué par de gris nuages menaçants. Une châleur moite comme il en est tant ! Annonciatrice de longues soirées d'été à rire et refaire le monde. Cela approche à grands pas ! Et aussi de peines, de regrets, regretter d'avoir fait tant d'idioties sous l'effet de l'alcool, d'immémorables imbécilités. Mais les regrets ne durent pas bien longtemps quand vient l'heure du rire. Mais déjà la connexion fait des siennes et peut-être n'entendrez vous jamais ce pot dans vos petits crânes. J'ai choisi d'illustrer quelque peu mon propos par une musique de conséquences qui semble à l'avance résumer les 3 mois à venir. Hahahahahaha ! comme ils rient !
(l'image est de miro)
mardi, mai 22, 2007
Vous l'avez reconnu ?
J'ai l'impression que ce blog ne sert pas à grand chose, peut-être juste un moyen de passer le temps ?
Voici encore un traditionnel post d'examens :
Il est temps que ça se termine, je dis cela alors que rien n'est réellement entamé. Le coup de feu est pour demain matin, 9h, pour une chaude matinée autour de la philosophie contemporaine (entendre plutôt tous ces philosophes morts que ceux qui restent encore vaillement à attendre la mort qui ne vient pas, ce bon vieux claude par exemple, pas loin d'être centenaire). Ces bons vieux Hegel, Kant, Fichte et autres salopards d'allemands, et ce bon vieux soren, n'attendent que moi pour revivre un instant dans un cours qui leur fait la part belle, surtout à ce bon vieux Godfried. A la lecture des extraits, me vient une interrogation fulgurante : comment un homme, normalement constitué peut-il écrire un ouvrage tel que la phénoménologie de l'esprit ou la critique de la raison pure sans sombrer dans une dépression profonde et dans une folie violente ?
Comment rester sain d'esprit, comment sortir indemne d'une lecture de Derrida ?
J'espère que je ne finirai pas fou chers amis, ce qui me semble bien mal barré !
Enfilons donc cette chemise, ce veston et ce charmant pantalon noir pour une bonne tranche d'explosion cérébrale.
Bon courage à tous
mercredi, décembre 06, 2006
Recherche désespérément santé mentale.
-Internez moi, de grâce internez moi, placez moi où bon vous semblera, je ne suis pas difficile... Tant qu'il y fait doux, ni trop chaud, ni trop froid, c'est bon pour moi vous savez... Non, allez, restez, revenez, non, internez moi de grâce ! Loin des affres de la vie mondaine, de la vie nocturne de la rage du soir et de l'alcool, du pinard, j'y serai bien, dans ma cellule capitonée...
Non revenez ! Mais ! Puisque je vous le demande ! Internez moi, je suis prêt à paier, je ne suis pas difficile, je ne demande pas du quatre étoiles, juste un exil, hors du monde hors du temps... Juste un ermittage à moi, que je ne décorerai même pas, s'il vous plaît internez moi ! Marre des radottages et des ragots pourris dans une cellule je serai mieux, miséreux mais mieux !
didascalies multiples...
- Ecoutez monsieur, je ne vous connais pas, j'ose espérer que vous blaguez !
- Vous pouvez oser tout ce que vous voulez, moi j'espère juste être interné !
- Mais pourquoi, que s'est-il donc passé de si choquant ? Pourquoi venez vous me trouver, moi qui attend paisiblement de voir les fleurs pousser sous cet abris bus...?
- Parce que vous voyez quelqu'un d'autre ici ?
- Il y aune foule de gens voyons, laissez moi maintenant ! Je n'ai pas d'argent !
- Mais puisque je vous dis que je paierai ! Votre prix sera le mien ! Internez moi s'il vous plaît mon bon monsieur !
- Madame !
- LA BELLE AFFAIRE MADAME !
- Pardon ! ?
- Internez moi !
- Je n'ai rien contre vous, mais même si je le désirais vraiment, encore faudrait-il que j'aie les moyens de vous placer dans un institut ! Et au risque de vous décevoir, vous devez probablement faire erreur sur la personne... si ce n'est pas le cas, vous mériteriez vraiment d'être interné !
- Ce n'est pas le cas , je ne fais pas erreur sur la personne monsieur !
- Madame ! Vous le faites exprès!
- Internez moi !! La belle affaire ! ... madame, monsieur, monseigneur, mylady.. etc et autres titres de noblesses ! Je peux vous faire les titres malais si vous le désirez ! Datuk !
- Non ce n'est pas la peine !
- Internez moi !
- Vous m'énervez !
- Dois-je prendre ça comme une menace ?
- Si ça vous chante...
- Madame, vous me faites peur !
- Tiens donc, il m'apelle madame !
- Bien oui ! ..
- C'est l'hopital qui se fout de la charité !
- De quoi ?
- Je vous fait peur !
- Oui, je l'ai dis, je le pense, je le sens je le vis je ...
!
- Je vous arrête tout de suite !
- Pour m'interner ?
- J'appelle une ambulance LA ! vous êtes content !?
- Non, pourquoi une ambulance ?
- Pour qu'on vienne vous chercher !
- Fort bien, mais pourquoi ?
- Pour qu'on vous interne !
- Pourquoi ?
BANG BANG !
-Internez moi, de grâce internez moi, placez moi où bon vous semblera, je ne suis pas difficile... Tant qu'il y fait doux, ni trop chaud, ni trop froid, c'est bon pour moi vous savez... Non, allez, restez, revenez, non, internez moi de grâce ! Loin des affres de la vie mondaine, de la vie nocturne de la rage du soir et de l'alcool, du pinard, j'y serai bien, dans ma cellule capitonée...
Non revenez ! Mais ! Puisque je vous le demande ! Internez moi, je suis prêt à paier, je ne suis pas difficile, je ne demande pas du quatre étoiles, juste un exil, hors du monde hors du temps... Juste un ermittage à moi, que je ne décorerai même pas, s'il vous plaît internez moi ! Marre des radottages et des ragots pourris dans une cellule je serai mieux, miséreux mais mieux !
didascalies multiples...
- Ecoutez monsieur, je ne vous connais pas, j'ose espérer que vous blaguez !
- Vous pouvez oser tout ce que vous voulez, moi j'espère juste être interné !
- Mais pourquoi, que s'est-il donc passé de si choquant ? Pourquoi venez vous me trouver, moi qui attend paisiblement de voir les fleurs pousser sous cet abris bus...?
- Parce que vous voyez quelqu'un d'autre ici ?
- Il y aune foule de gens voyons, laissez moi maintenant ! Je n'ai pas d'argent !
- Mais puisque je vous dis que je paierai ! Votre prix sera le mien ! Internez moi s'il vous plaît mon bon monsieur !
- Madame !
- LA BELLE AFFAIRE MADAME !
- Pardon ! ?
- Internez moi !
- Je n'ai rien contre vous, mais même si je le désirais vraiment, encore faudrait-il que j'aie les moyens de vous placer dans un institut ! Et au risque de vous décevoir, vous devez probablement faire erreur sur la personne... si ce n'est pas le cas, vous mériteriez vraiment d'être interné !
- Ce n'est pas le cas , je ne fais pas erreur sur la personne monsieur !
- Madame ! Vous le faites exprès!
- Internez moi !! La belle affaire ! ... madame, monsieur, monseigneur, mylady.. etc et autres titres de noblesses ! Je peux vous faire les titres malais si vous le désirez ! Datuk !
- Non ce n'est pas la peine !
- Internez moi !
- Vous m'énervez !
- Dois-je prendre ça comme une menace ?
- Si ça vous chante...
- Madame, vous me faites peur !
- Tiens donc, il m'apelle madame !
- Bien oui ! ..
- C'est l'hopital qui se fout de la charité !
- De quoi ?
- Je vous fait peur !
- Oui, je l'ai dis, je le pense, je le sens je le vis je ...
!
- Je vous arrête tout de suite !
- Pour m'interner ?
- J'appelle une ambulance LA ! vous êtes content !?
- Non, pourquoi une ambulance ?
- Pour qu'on vienne vous chercher !
- Fort bien, mais pourquoi ?
- Pour qu'on vous interne !
- Pourquoi ?
BANG BANG !
jeudi, octobre 12, 2006
Lullaby.
Sa voix envoutante, d'une douceur pénétrante, m'a troublé l'autre nuit.
J'ai cru comprendre qu'elle n'était pas là, que jamais ça n'arrivera, pour
de funestes raisons, ou peut-être de très bonnes, jamais personne ne le
comprendra, elle seule le pouvait, maintenant elle chante.
Elle chante dans sa chambre des chansons d'enfants, des contines, de
douces mélodies, d'une voix lisse et tendre, aigue mais feutrée. Sans
aucune musique en fond, si ce n'est le son d'imaginaires violons, qui s'
inflitrent dans ma tête.
L'autre jour elle ma confié quelques mots, semblant sortir un instant de
sa triste méditation. "Dont let me down" c'est tout ce qu'elle a dit, depuis
ces mots m'envahissent le soir, ils remplacent les souvenirs de ses douces
mélodies. Je pensais qu'elle les chantait pour moi, sorte de petit roi, d'un
royaume pour toujours oublié. Bâti sur les vestiges de sa santé mentale
qui jamais ne reviendra, selon le docteur, qui d'un air grave semblait es-
pérer me voir tirer le mouchoir de ma poche. Oui, il n'attendait que ça, que
je pleure comme un enfant ce salaud.
"Don't let me down", mon anglaise m'a confié, et à sa requête j'ai cédé... Mais
que restera-t-il après, si ce ne sont ces souvenirs désormais imparfaits, au
mieux idéalisés d'un passé qui semble rêvé.
Peu à peu, je décline avec elle, si seulement rien ne s'était passé, nous aurions
pu vivre heureux, peut-être... la réalité n'a plus de prise sur moi, si tant est qu'
elle n'en ait eut un jour, seulement. When i first held you I was cold, tu m'as ré-
chauffé, d'un sourire incessant... ma belle, rien qu'à le dire j'ai cette boule
cette boule ridicule... Je ne pleurerai pas, quelle belle satisfaction aura le
sort funeste qui me l'a ôtée du jour au lendemain ! Je l'aimais, ...
-"Débranchez là!"
...
je suis ignoble ! Mais je le laisse...
Sa voix envoutante, d'une douceur pénétrante, m'a troublé l'autre nuit.
J'ai cru comprendre qu'elle n'était pas là, que jamais ça n'arrivera, pour
de funestes raisons, ou peut-être de très bonnes, jamais personne ne le
comprendra, elle seule le pouvait, maintenant elle chante.
Elle chante dans sa chambre des chansons d'enfants, des contines, de
douces mélodies, d'une voix lisse et tendre, aigue mais feutrée. Sans
aucune musique en fond, si ce n'est le son d'imaginaires violons, qui s'
inflitrent dans ma tête.
L'autre jour elle ma confié quelques mots, semblant sortir un instant de
sa triste méditation. "Dont let me down" c'est tout ce qu'elle a dit, depuis
ces mots m'envahissent le soir, ils remplacent les souvenirs de ses douces
mélodies. Je pensais qu'elle les chantait pour moi, sorte de petit roi, d'un
royaume pour toujours oublié. Bâti sur les vestiges de sa santé mentale
qui jamais ne reviendra, selon le docteur, qui d'un air grave semblait es-
pérer me voir tirer le mouchoir de ma poche. Oui, il n'attendait que ça, que
je pleure comme un enfant ce salaud.
"Don't let me down", mon anglaise m'a confié, et à sa requête j'ai cédé... Mais
que restera-t-il après, si ce ne sont ces souvenirs désormais imparfaits, au
mieux idéalisés d'un passé qui semble rêvé.
Peu à peu, je décline avec elle, si seulement rien ne s'était passé, nous aurions
pu vivre heureux, peut-être... la réalité n'a plus de prise sur moi, si tant est qu'
elle n'en ait eut un jour, seulement. When i first held you I was cold, tu m'as ré-
chauffé, d'un sourire incessant... ma belle, rien qu'à le dire j'ai cette boule
cette boule ridicule... Je ne pleurerai pas, quelle belle satisfaction aura le
sort funeste qui me l'a ôtée du jour au lendemain ! Je l'aimais, ...
-"Débranchez là!"
...
je suis ignoble ! Mais je le laisse...
mardi, octobre 10, 2006
Swingin' Sixties.

Soudain, comme une envie à l'écoute de cette chanson de chanter dans une salle suréclairée , avec de vieux micros au son si particulier, devant une foule de gens. Cheveux plaqués à la brillantine pour les garçons, costume ceintré, cigarette à la main; Jupe à pois pour les filles, blouse colorée, cheveux en chignon ( noir de préférence). Come on! Les gens twistent. Come on! ils s'attirent un peu. Come On! Un sourire échangé. Et moi et le groupe, à jouer ses bons vieux tubes sur la scène, avec ces vieilles guitares au son particulier, le batteur dans le fond, avec un sourire ridicule et le nom du groupe en noir sur la grosse caisse. Logo très sobre. Bon amusement les amis...
Après le concert, on s'en va doucement finir la soirée puis peut-être repartir au petit matin dans le camion pour se reposer avant le concert suivant. Encore les mêmes gens, d'autres groupes...
"- Parait qu'on joue avec les Kinks ce soir ?
- Oui, on m'a dit... pas mal hein !?
- Mais ils sont très laids !
- Ils le savent...
- Ils ont de bonnes chansons...
-Oui, amène une Forster* !
-Lève toi saloperie !"
C'est ce qu'on aurait pu se dire... je rêve d'avoir été un de ces groupes au moment ou la drogue n'avait pas encore fait son effet psychédélique sur leurs tenues, où sous des aspects tout propres, on se défait à coup de bieres et d'excitants avant le concert...( c'est peut-être pas plus mal de pas le faire... mais ils savaient vivre à l'époque parait-il )
"- Hey tu dors déjà ?
- Oui je suis crevé les mecs, continuez sans moi...
- Mais putain tu dors tout le temps"
Ca aurait commencé par des petites tensions comme ça... et ensuite, une forme de haine... etc.. etc..
C'est dommage que cet esprit Rock dans les bals soit perdu, ce serait très drole de relancer l'idée... juste pour un soir...avis aux amateurs ?
* plus classe que la Carapils...So British comme dirait le routard !

Soudain, comme une envie à l'écoute de cette chanson de chanter dans une salle suréclairée , avec de vieux micros au son si particulier, devant une foule de gens. Cheveux plaqués à la brillantine pour les garçons, costume ceintré, cigarette à la main; Jupe à pois pour les filles, blouse colorée, cheveux en chignon ( noir de préférence). Come on! Les gens twistent. Come on! ils s'attirent un peu. Come On! Un sourire échangé. Et moi et le groupe, à jouer ses bons vieux tubes sur la scène, avec ces vieilles guitares au son particulier, le batteur dans le fond, avec un sourire ridicule et le nom du groupe en noir sur la grosse caisse. Logo très sobre. Bon amusement les amis...
Après le concert, on s'en va doucement finir la soirée puis peut-être repartir au petit matin dans le camion pour se reposer avant le concert suivant. Encore les mêmes gens, d'autres groupes...
"- Parait qu'on joue avec les Kinks ce soir ?
- Oui, on m'a dit... pas mal hein !?
- Mais ils sont très laids !
- Ils le savent...
- Ils ont de bonnes chansons...
-Oui, amène une Forster* !
-Lève toi saloperie !"
C'est ce qu'on aurait pu se dire... je rêve d'avoir été un de ces groupes au moment ou la drogue n'avait pas encore fait son effet psychédélique sur leurs tenues, où sous des aspects tout propres, on se défait à coup de bieres et d'excitants avant le concert...( c'est peut-être pas plus mal de pas le faire... mais ils savaient vivre à l'époque parait-il )
"- Hey tu dors déjà ?
- Oui je suis crevé les mecs, continuez sans moi...
- Mais putain tu dors tout le temps"
Ca aurait commencé par des petites tensions comme ça... et ensuite, une forme de haine... etc.. etc..
C'est dommage que cet esprit Rock dans les bals soit perdu, ce serait très drole de relancer l'idée... juste pour un soir...avis aux amateurs ?
* plus classe que la Carapils...So British comme dirait le routard !
mercredi, septembre 20, 2006
lundi, août 21, 2006
All Alone In Space And Time.
Ah, ces délicieux moments à attendre un train. Ah ces délicieux moments devant une porte qui ne s'ouvrira pas. Ah ! Ces délicieux moments dans ma chambre.
Vendredi ( ou mardi ou lundi, ou jeudi ou mercredi ), 16h27, j'attends le train de 16h48, 22 longues minutes, à regarder les gens, assis sur un banc. Des jeunes, des vieux, des propres, des sales, des mendiants qui ne s'assument pas. L'un d'eux vient me trouver prétextant ne pas savoir le prix du train, et qu'il lui fallait 2€... Ainsi il brisa ma longue extase face aux pavés rouges de la gare du palais qui semblaient commencer à vouloir se méler entre eux plus je les regardais. Je lui dis que je n'en ai pas, et en effet, je n'avais pas d'argent, j'étais donc devenu un "Ankuly radé ti puté"... Après un instant il se jette sur quelqu'un d'autre et je peux recommencer à me vider la tête sur les pavés; de temps en temps un idée vient, le train va arriver... Hé non ! Du retard, encore du retard. Avec les trains, je suis toujours trop tôt le matin, trop tard le soir, je voyage au rythme des couchers de soleil en hiver, enivré par les rails qui deviennent un fil continu vers ma maison, par les buissons qui ne forment plus qu'une masse verte longiligne, inspiré par le paysage qui défile de moins en moins vite au fur et à mesur qu'il se rapproche de l'horizon.
Par moments je feins de m'endormir, par moments je lis, parfois aussi je fixe mon reflet, presque automatiquement, ce reflet qui se reflète à son tour dans l'autre glace, qui en fait de même, et ce indéfiniment; presque vertigineux décrit ainsi. Puis finalement, le trajet à pied, jusque ma résidence, harassé, démotivé, la tête lourde, à fixer des choses insignifiantes sur mon chemin, repenser à cette journée, ni bonne, ni mauvaise, ou bonne, ou mauvaise, peu importe puisqu'elle est passée.
Finalement, j'aime encore bien ces moments de solitude partagés avec moi même qui pense des choses telles que ce post alors que je pense ne rien penser du tout.
Ah, ces délicieux moments à attendre un train. Ah ces délicieux moments devant une porte qui ne s'ouvrira pas. Ah ! Ces délicieux moments dans ma chambre.
Vendredi ( ou mardi ou lundi, ou jeudi ou mercredi ), 16h27, j'attends le train de 16h48, 22 longues minutes, à regarder les gens, assis sur un banc. Des jeunes, des vieux, des propres, des sales, des mendiants qui ne s'assument pas. L'un d'eux vient me trouver prétextant ne pas savoir le prix du train, et qu'il lui fallait 2€... Ainsi il brisa ma longue extase face aux pavés rouges de la gare du palais qui semblaient commencer à vouloir se méler entre eux plus je les regardais. Je lui dis que je n'en ai pas, et en effet, je n'avais pas d'argent, j'étais donc devenu un "Ankuly radé ti puté"... Après un instant il se jette sur quelqu'un d'autre et je peux recommencer à me vider la tête sur les pavés; de temps en temps un idée vient, le train va arriver... Hé non ! Du retard, encore du retard. Avec les trains, je suis toujours trop tôt le matin, trop tard le soir, je voyage au rythme des couchers de soleil en hiver, enivré par les rails qui deviennent un fil continu vers ma maison, par les buissons qui ne forment plus qu'une masse verte longiligne, inspiré par le paysage qui défile de moins en moins vite au fur et à mesur qu'il se rapproche de l'horizon.
Par moments je feins de m'endormir, par moments je lis, parfois aussi je fixe mon reflet, presque automatiquement, ce reflet qui se reflète à son tour dans l'autre glace, qui en fait de même, et ce indéfiniment; presque vertigineux décrit ainsi. Puis finalement, le trajet à pied, jusque ma résidence, harassé, démotivé, la tête lourde, à fixer des choses insignifiantes sur mon chemin, repenser à cette journée, ni bonne, ni mauvaise, ou bonne, ou mauvaise, peu importe puisqu'elle est passée.
Finalement, j'aime encore bien ces moments de solitude partagés avec moi même qui pense des choses telles que ce post alors que je pense ne rien penser du tout.
Sentiment.
Une lune chantilly grimaçante. Mister Yorke is screaming. Je me souviens de la première fois qu'on s'est vu. The time of the flaccid cow, in a stinky meadow. Tonight tonight, et autres. 4 ans en arrière. Plonger dans l'eau, attrapper l'anneau, se laisser porter par le courant, éviter le temple flottant, éviter les bouches géantes des sirènes chantantes. Plonger dans le trou mécanique et noir, aux dents carrées, aux molaires d'acier. Des canines d'eau douce, amère et tendres. La tendresse d'un métal. Mister Korgan scream tonight. Mister Yorke scream he's weirdo. Slowly my stomach fell to my knees. Sentiment bizarre. Oui, bizarre.
Une lune chantilly grimaçante. Mister Yorke is screaming. Je me souviens de la première fois qu'on s'est vu. The time of the flaccid cow, in a stinky meadow. Tonight tonight, et autres. 4 ans en arrière. Plonger dans l'eau, attrapper l'anneau, se laisser porter par le courant, éviter le temple flottant, éviter les bouches géantes des sirènes chantantes. Plonger dans le trou mécanique et noir, aux dents carrées, aux molaires d'acier. Des canines d'eau douce, amère et tendres. La tendresse d'un métal. Mister Korgan scream tonight. Mister Yorke scream he's weirdo. Slowly my stomach fell to my knees. Sentiment bizarre. Oui, bizarre.
samedi, juin 17, 2006
Concert.
Ce vendredi 23 juin, à Liège, au Ste Maxims blues - c'est un peu plus loin que le vaudrée, dans la rue St Gilles - se déroulera un événement ( presque ) hors du commun.
Comme le titre l'indique, il s'agit bel et bien d'un concert ! "Mais de quel groupe?" me direz vous. Dans un premier temps, je vous corrigerai car il ne convient pas d'employer le singulier, en effet, deux groupes seront présents, et naturellement, joueront ce soir là. "Mais quels groupes?" insisterez vous ! Eh bien, il s'agit des groupes N.E.A.T et Myosis.
N.E.A.T. est une bande de six musiciens jouant une musique pop teintée ci et là par le jazz, ce qui donne un résultat assez sympathique dans l'ensemble, un peu bluesy aussi quelques fois.
Bref, pour les amateurs de musique plus calme, plus douce, et entrainante, mais aussi relevant parfois d'une certaine mélancolie.
Myosis, est mon groupe, et je ne vais pas nous jetter des fleurs, comme je viens de le faire - mais sincèrement - pour les sympathiques N.E.A.T. En bref, Myosis est plus axé Rock'n'Roll comme nos voisins anglais aiment à jouer, bien wokywol donc, comme ils disent !
En résumé :
CONCERT THE N.E.A.T + MYOSIS
AU STE MAXIMS BLUES A LIEGE RUE ST GILLES
C'EST A 20H30 ET 3€ EST LE PRIX DE L'ENTREE.
Venez nombreux !
Ce vendredi 23 juin, à Liège, au Ste Maxims blues - c'est un peu plus loin que le vaudrée, dans la rue St Gilles - se déroulera un événement ( presque ) hors du commun.
Comme le titre l'indique, il s'agit bel et bien d'un concert ! "Mais de quel groupe?" me direz vous. Dans un premier temps, je vous corrigerai car il ne convient pas d'employer le singulier, en effet, deux groupes seront présents, et naturellement, joueront ce soir là. "Mais quels groupes?" insisterez vous ! Eh bien, il s'agit des groupes N.E.A.T et Myosis.
N.E.A.T. est une bande de six musiciens jouant une musique pop teintée ci et là par le jazz, ce qui donne un résultat assez sympathique dans l'ensemble, un peu bluesy aussi quelques fois.
Bref, pour les amateurs de musique plus calme, plus douce, et entrainante, mais aussi relevant parfois d'une certaine mélancolie.
Myosis, est mon groupe, et je ne vais pas nous jetter des fleurs, comme je viens de le faire - mais sincèrement - pour les sympathiques N.E.A.T. En bref, Myosis est plus axé Rock'n'Roll comme nos voisins anglais aiment à jouer, bien wokywol donc, comme ils disent !
En résumé :
CONCERT THE N.E.A.T + MYOSIS
AU STE MAXIMS BLUES A LIEGE RUE ST GILLES
C'EST A 20H30 ET 3€ EST LE PRIX DE L'ENTREE.
Venez nombreux !
L'été revient...
Qui n'a pas remarqué ce ciel bleu, cette châleur lourde et presque tangible, ces orages pesants, le chant des oiseaux, les arbres paresseux qui se meuvent doucement au gré du faible vent qui tente mollement de nous rafraichir par un souffle irrégulier, comparable à celui d'un moribond - comme si les saisons précèdentes venaient mourir doucement sous l'effet du dieu Râ ?
C'est cette saison qui nous annonce le repos, parfois bien mérité, parfois arraché à coup de paresse pourrie gâtée. La vie semble revêtir un autre habit lors de ces deux mois chauds et éblouissants, comme un bref arrêt du cour stressant et quotidien des choses. Cette rupture dans l'habitude, à grande série de sorties en tout genre se voit finalement revenir à l'état clos qui régit les dix autres mois de l'année. L'ennui morne de l'été se fait alors sentir. Brève mélancolie car on aimerait cependant que cette saison ne s'arrête pas, à la manière de ces enfants qui pleurent la rentrée des classes prochaines, deux semaines avant le premier septembre, date que tant d'entre eux imagine avec terreur, ou n'imagine pas du tout. C'est un peu notre part d'enfance qui semble revenir en été, on ne pense plus qu'à l'amusement, qu'aux amis, et moi aux concerts à venir.
Viennent aussi les interminables soirées passées sur la terrasse, autour d'un verre - ou dix, ou quinze... - à discuter avec des amis. Boire encore un verre, tenir jusqu'au petit matin, faire les so-sots, les tartampions, les zigues ( comme le dirait Arnie), ou que sais-je encore...
Les nuits chaudes et collantes, les insomnies, les journées de mollesse et d'oisivité, les fêtes, la musiques, les concerts, les festivals, qu'ils viennent tous autant qu'ils sont, je les attends !
Bon été à vous tous. Laissons les soucis des études ou du boulot dans un coin !
Qui n'a pas remarqué ce ciel bleu, cette châleur lourde et presque tangible, ces orages pesants, le chant des oiseaux, les arbres paresseux qui se meuvent doucement au gré du faible vent qui tente mollement de nous rafraichir par un souffle irrégulier, comparable à celui d'un moribond - comme si les saisons précèdentes venaient mourir doucement sous l'effet du dieu Râ ?
C'est cette saison qui nous annonce le repos, parfois bien mérité, parfois arraché à coup de paresse pourrie gâtée. La vie semble revêtir un autre habit lors de ces deux mois chauds et éblouissants, comme un bref arrêt du cour stressant et quotidien des choses. Cette rupture dans l'habitude, à grande série de sorties en tout genre se voit finalement revenir à l'état clos qui régit les dix autres mois de l'année. L'ennui morne de l'été se fait alors sentir. Brève mélancolie car on aimerait cependant que cette saison ne s'arrête pas, à la manière de ces enfants qui pleurent la rentrée des classes prochaines, deux semaines avant le premier septembre, date que tant d'entre eux imagine avec terreur, ou n'imagine pas du tout. C'est un peu notre part d'enfance qui semble revenir en été, on ne pense plus qu'à l'amusement, qu'aux amis, et moi aux concerts à venir.
Viennent aussi les interminables soirées passées sur la terrasse, autour d'un verre - ou dix, ou quinze... - à discuter avec des amis. Boire encore un verre, tenir jusqu'au petit matin, faire les so-sots, les tartampions, les zigues ( comme le dirait Arnie), ou que sais-je encore...
Les nuits chaudes et collantes, les insomnies, les journées de mollesse et d'oisivité, les fêtes, la musiques, les concerts, les festivals, qu'ils viennent tous autant qu'ils sont, je les attends !
Bon été à vous tous. Laissons les soucis des études ou du boulot dans un coin !
Autoroute, la nuit. ( the Doves - Last Broadcast )
Il est de ces longs voyages de retour, en voiture sur l'autoroute qui restent gravé dans ma mémoire. Au cour de ceux-ci, la radio diffuse un air qui semble avoir été écrit pour ce genre de situation.
Les phares éclairent la route anthracite qui se dessine péniblement au loin, les lampadaires ponctuent le chemin, le vrombissement invariable du moteur qui se laisse oublier au profit de la chanson. Le crâne collé contre la vitre, ouverte d'un cran, la bouche ouverte, les yeux mi-clos, je me laisse bercer doucement par cette musique, que vous êtes maintenant en train d'écouter - ou toutes autres chansons du même genre, mélancoliques, désinvoltes, douce, presque des musiques de fond. Ces chansons, rarement je les écoutes, pas tant que je n'y prete pas d'attention bien au contraire, je me laisse bercer, je les vis. Ces chansons d'autoroute la nuit.
( voir aussi la chanson "there's a light that never goes out de morrissey).
lundi, juin 05, 2006
I went down & see the face...
Déjà le soir tombait. La lumière orange du soleil tombant éclairait encore,
mais avec parcimonie ce soir de juillet. J'étais dans le bus de la ligne 53 qui me menait directement à mon appartement. Tendre et chaud appartement ou j'avais passé des heures à rechercher son visage la nuit dernière.
Dans un état somnolant, je regardais par la vitre du bus, comme à mon habitude.
Les gens qui passent me semblent autant de héros d'autant de films. Le cinéma perpétuel de ce petit coin du grand ouest londonien. Une vieille dame au chapeau violet promenait son chien le long du trottoir qui longe l'immense parc proche de Buckingham. Elle semblait triste, mais agissait machinalement. Elle devait probablement faire ce geste tous les soirs, à la même heure, soumise à l'instinct naturel d'un chien ingrat. D'une machin à engloutir et se vider. Une machine,
néanmois pleine d'affection, là peut-être seulement pour combler sa solitude. Ou peut-être
vit-elle heureuse avec son mari qui ne l'a jamais quittée depuis cinquante ans. Mais qu'est
ce qui expliquerait la tristesse de ce regard vide que j'ai aperçu furtivement.
Un homme, un grand escogriffe, à la mine plutôt heureuse, traversa à tout allure la rue et
bloque un instant notre bus. Un homme inconscient, la trentaine, cheveux longs, grand, mince,
plutôt maigre meme. Il semblait oublier tout le reste, plus rien ne comptait. Je ne pu m'empêcher de reprendre ce sourire que j'avais la première fois que j'ai vu Marion. Nous nous étions croisés un même soir de juillet, dans le square près de ce qui allait être notre futur appartement. Elle avait une robe toute en légèreté, qui lui allait si bien. Des couleurs me revenaient encore en tête, bleu, rouge, vert. Le chant des derniers oiseaux de la journée. Cet homme avait au moins le mérite de m'avoir rendu le sourire. Il semblait amoureux.
Quelque minute plus tard, le bus s'arrete et me dépose à trentes mètres de ma résidence.
Chargée encore des souvenirs de mon ancienne vie. Il est peut-être temps de déménager pensai-je. Londres semblait m'avoir apporté tout ce que je pouvais attendre d'elle. Des soirées branchées aux endroits typiques, oú seuls les vrais londonniens vont flanner.
Voici que maintenant, je me surprend à arpenter les quartiers touristiques, peut-être à la recherche de nouveau. A la recherche des sensations qui m'ont subjugué à mon débarquement presque violent dans cette ville. Il va encore falloir auditionner ce jeune saxophoniste avec les membres du quartet, manger, dormir, se relever, tout recommencer. Je suis las, et tout m'ennuie.
Déjà le soir tombait. La lumière orange du soleil tombant éclairait encore,
mais avec parcimonie ce soir de juillet. J'étais dans le bus de la ligne 53 qui me menait directement à mon appartement. Tendre et chaud appartement ou j'avais passé des heures à rechercher son visage la nuit dernière.
Dans un état somnolant, je regardais par la vitre du bus, comme à mon habitude.
Les gens qui passent me semblent autant de héros d'autant de films. Le cinéma perpétuel de ce petit coin du grand ouest londonien. Une vieille dame au chapeau violet promenait son chien le long du trottoir qui longe l'immense parc proche de Buckingham. Elle semblait triste, mais agissait machinalement. Elle devait probablement faire ce geste tous les soirs, à la même heure, soumise à l'instinct naturel d'un chien ingrat. D'une machin à engloutir et se vider. Une machine,
néanmois pleine d'affection, là peut-être seulement pour combler sa solitude. Ou peut-être
vit-elle heureuse avec son mari qui ne l'a jamais quittée depuis cinquante ans. Mais qu'est
ce qui expliquerait la tristesse de ce regard vide que j'ai aperçu furtivement.
Un homme, un grand escogriffe, à la mine plutôt heureuse, traversa à tout allure la rue et
bloque un instant notre bus. Un homme inconscient, la trentaine, cheveux longs, grand, mince,
plutôt maigre meme. Il semblait oublier tout le reste, plus rien ne comptait. Je ne pu m'empêcher de reprendre ce sourire que j'avais la première fois que j'ai vu Marion. Nous nous étions croisés un même soir de juillet, dans le square près de ce qui allait être notre futur appartement. Elle avait une robe toute en légèreté, qui lui allait si bien. Des couleurs me revenaient encore en tête, bleu, rouge, vert. Le chant des derniers oiseaux de la journée. Cet homme avait au moins le mérite de m'avoir rendu le sourire. Il semblait amoureux.
Quelque minute plus tard, le bus s'arrete et me dépose à trentes mètres de ma résidence.
Chargée encore des souvenirs de mon ancienne vie. Il est peut-être temps de déménager pensai-je. Londres semblait m'avoir apporté tout ce que je pouvais attendre d'elle. Des soirées branchées aux endroits typiques, oú seuls les vrais londonniens vont flanner.
Voici que maintenant, je me surprend à arpenter les quartiers touristiques, peut-être à la recherche de nouveau. A la recherche des sensations qui m'ont subjugué à mon débarquement presque violent dans cette ville. Il va encore falloir auditionner ce jeune saxophoniste avec les membres du quartet, manger, dormir, se relever, tout recommencer. Je suis las, et tout m'ennuie.
dimanche, juin 04, 2006
jeudi, octobre 13, 2005
Suite
résumé de l'épisode précédent :
Papy... tu as encore bu pour dire des conneries comme ça! "
" TESTAUPAU ! regarde sur l'arbre on voit encore le fou "
" en plus tes speculoos sont dégueulasses"
Le vieux ne se sentit plus de joie... La suite ?
et pour montrer sa belle voix... poussa un cri et sursauta.
Prenons un moment pour regarder autour de nous et considérer l'ambiance de la pièce.
Dehors, il faisait froid, c'était l'automne, les feuilles des arbres, humides et glissantes, s'amoncellaient au pas de la porte, la plus frappait dur sur les vieux carreaux cabossés de vieillesse, embués et recouverts de taches miniscules et verdâtres. Le vent dénudait les quelques arbres encore vêtus qui subsistaient.
Le sol de la cabane du vieux était fait de larges planches bien collées les unes aux autres. Les murs quant à eux étaient faits d'épais rondins de bois foncé, et bariollés de ci de là de photos sépia, ou de trophées bien maigres de chasse. Au fond de la pièce crépitait un feu de bois, la cheminée paraissait être le seul endroit par lequel l'air pouvait entrer ou sortir. Il faisait chaud, trop chaud... mais c'est ce genre de châleur qui est agréable lorsqu'on rentre dans une pièce après une longue marche sous la pluie. Maintenant assis sur son fauteuil, le vieux ferma les yeux un instant, pour se reposer. Le gamin, assis sur une des deux seules chaises, chipotait avec un couteau à tartiner, il le faisait tourner , le plus longtemps possible ! sur la table; ce qui avait le don d'agacer le vieillard.
"- Mais va tu donc arrêter !?
Tu prends un malin plaisir à m'agacer, toi que j'ai recueilli ! Sans moi tu serais dans un arbre comme le fou à mater les gens qui passent, à bien les mater, puis leur sauter dessus pour les bouffer! sale gamin !
- L'alcool ne te réussit pas, la plate que tu as cassée hier t'as méchamment amoché le peux qu'il te restait dans la tête, vieux fou ! Tes histoires n'intéressent personne ! elles sont nulles, t'es aussi dégueulasse que tes speculoos, regarde toi ! J'ai jamais demandé à rester ici !
- 'Vais faire un tour !
- Ne reviens pas !"
Le vieux pris son tchapè, enfila son paletot usé qu'il avait tant bien que mal rafistolé aux coudes, il avait les airs d'un vieux canard rabougri sans sa canne. Il la prit, ouvrit la porte d'entrée, passa un pied, se retourna, considéra la pièce, puis sorti et ferma la porte.
Le vent glacé faisait remuer sa veste, la pluie l'alourdissait petit à petit. Son visage devenait rouge, le chapeau le protégeait tant bien que mal des gouttes épaisses qui fusaient vers le sol. Il alla sur la tombe d'un inconnu, perdue au milieu du bois, et lui parla, comme à son habitude... il parlait à voix basse et grave.
" -Il m'a encore foutu dehors ce ptit enfoiré, jlui ai rien fait à cte djône...
un moment
- Pis cesto cureye avant ! mais depuis qu'il m'a vu tuer le chien... Il était malade ! I souffrait ! "
Une larme, il avait dit ces mots pour se convaincre qu'il n'avait rien fait de mal, mais il savait très bien à quel point le gamin aimait son chien, il savait qu'il l'avait tué dans une de ses crises de delirium, celles qu'il a de plus en plus régulièrement avec le temps, l'accoutumance à la bouteille.
Après quelques heures, il se décida à rentrer. Mais Louis était parti ...
suite dans un mois !
résumé de l'épisode précédent :
Papy... tu as encore bu pour dire des conneries comme ça! "
" TESTAUPAU ! regarde sur l'arbre on voit encore le fou "
" en plus tes speculoos sont dégueulasses"
Le vieux ne se sentit plus de joie... La suite ?
et pour montrer sa belle voix... poussa un cri et sursauta.
Prenons un moment pour regarder autour de nous et considérer l'ambiance de la pièce.
Dehors, il faisait froid, c'était l'automne, les feuilles des arbres, humides et glissantes, s'amoncellaient au pas de la porte, la plus frappait dur sur les vieux carreaux cabossés de vieillesse, embués et recouverts de taches miniscules et verdâtres. Le vent dénudait les quelques arbres encore vêtus qui subsistaient.
Le sol de la cabane du vieux était fait de larges planches bien collées les unes aux autres. Les murs quant à eux étaient faits d'épais rondins de bois foncé, et bariollés de ci de là de photos sépia, ou de trophées bien maigres de chasse. Au fond de la pièce crépitait un feu de bois, la cheminée paraissait être le seul endroit par lequel l'air pouvait entrer ou sortir. Il faisait chaud, trop chaud... mais c'est ce genre de châleur qui est agréable lorsqu'on rentre dans une pièce après une longue marche sous la pluie. Maintenant assis sur son fauteuil, le vieux ferma les yeux un instant, pour se reposer. Le gamin, assis sur une des deux seules chaises, chipotait avec un couteau à tartiner, il le faisait tourner , le plus longtemps possible ! sur la table; ce qui avait le don d'agacer le vieillard.
"- Mais va tu donc arrêter !?
Tu prends un malin plaisir à m'agacer, toi que j'ai recueilli ! Sans moi tu serais dans un arbre comme le fou à mater les gens qui passent, à bien les mater, puis leur sauter dessus pour les bouffer! sale gamin !
- L'alcool ne te réussit pas, la plate que tu as cassée hier t'as méchamment amoché le peux qu'il te restait dans la tête, vieux fou ! Tes histoires n'intéressent personne ! elles sont nulles, t'es aussi dégueulasse que tes speculoos, regarde toi ! J'ai jamais demandé à rester ici !
- 'Vais faire un tour !
- Ne reviens pas !"
Le vieux pris son tchapè, enfila son paletot usé qu'il avait tant bien que mal rafistolé aux coudes, il avait les airs d'un vieux canard rabougri sans sa canne. Il la prit, ouvrit la porte d'entrée, passa un pied, se retourna, considéra la pièce, puis sorti et ferma la porte.
Le vent glacé faisait remuer sa veste, la pluie l'alourdissait petit à petit. Son visage devenait rouge, le chapeau le protégeait tant bien que mal des gouttes épaisses qui fusaient vers le sol. Il alla sur la tombe d'un inconnu, perdue au milieu du bois, et lui parla, comme à son habitude... il parlait à voix basse et grave.
" -Il m'a encore foutu dehors ce ptit enfoiré, jlui ai rien fait à cte djône...
un moment
- Pis cesto cureye avant ! mais depuis qu'il m'a vu tuer le chien... Il était malade ! I souffrait ! "
Une larme, il avait dit ces mots pour se convaincre qu'il n'avait rien fait de mal, mais il savait très bien à quel point le gamin aimait son chien, il savait qu'il l'avait tué dans une de ses crises de delirium, celles qu'il a de plus en plus régulièrement avec le temps, l'accoutumance à la bouteille.
Après quelques heures, il se décida à rentrer. Mais Louis était parti ...
suite dans un mois !
Un bon vieux pink floyd
ne peut pas faire de mal.
Shine on your crazy diamond --- Pink Floyd
Remember when you were young, you shone like the sun.
Shine on you crazy diamond.
Now there’s a look in your eyes, like black holes in the sky.
Shine on you crazy diamond.
You were caught on the crossfire of childhood and stardom, blown on the
Steel breeze.
Come on you target for faraway laughter, come on you stranger, you legend,
You martyr, and shine!
A écouter absolument !
C'est une chansons qu'étant plus jeune encore je détestais, mais suite aux écoutes répétées, je ne peux m'empêcher de penser que c'est un chef d'oeuvre. Il y a beaucoup de chansons comme ça qui paraissent ennuyantes, ou trop longues ou trop "on ne sait quoi", mais qui finalement gagne de la saveur comme du bon vin au fil de notre temps personnel, au fil des écoutes, le morceau se dévoile à nous.
Plus particulièrement, en ce qui concerne Shine on your crazy diamond :
Dès la première partie, car il faut savoir qu'il est composé de plusieurs parties, on entend un synthé qui transporte, une nappe apaisante, qui peu à peu nous emmène dans les rêves, après un long moment de synthé qui transporte, la guitare arrive avec un solo simple mais tellement efficace, tout semble logique et la musique me transporte de plus en plus vers je ne sais quel continent étrange, de grands lacs de boue bouillonant, des espaces plus "célestes"... Bref un véritable paysage s'offre à l'imagination par le biais de cette musique que je ne saurais qualifier sous peine de tomber dans les plus vagues clichés qu'on peut lire dans certains magazines qui disent tout et rien à la fois en parlant d'une musique en terme de planante ou aérienne...
Et au bout d'un moment, la guitare sort son riff, clair comme du crystal, le répétant plusieurs fois... mais quand est ce que le chant va arriver ? ... encore un superbe solo puis le chant arrive remember when... et là chose étrange que je n'avais jamais remarquée... juste avant you shine... un rire assez malsain se fait entendre, comme pour marquer la transition du rêve au concret, du paysage au discour de la musique.
Le reste de la chanson, je vous le laisse découvrir, ce serait pour moi comme de raconter la fin d'un film, et de plus, ce n'est pas avec ce texte plus ou moins foireux que j'arriverais à vous faire comprendre la chanson, car évidemment c'est plus que quelques mots qui me sont propres et que j'attribue à un souvenir de chansons. Ecoutez la ! c'est tout ce que j'aurais du dire,
SHIIIIINE ON YOUR CRAAAAZY DIAMOND tululu tu tu tu...
ne peut pas faire de mal.
Shine on your crazy diamond --- Pink Floyd
Remember when you were young, you shone like the sun.
Shine on you crazy diamond.
Now there’s a look in your eyes, like black holes in the sky.
Shine on you crazy diamond.
You were caught on the crossfire of childhood and stardom, blown on the
Steel breeze.
Come on you target for faraway laughter, come on you stranger, you legend,
You martyr, and shine!
A écouter absolument !
C'est une chansons qu'étant plus jeune encore je détestais, mais suite aux écoutes répétées, je ne peux m'empêcher de penser que c'est un chef d'oeuvre. Il y a beaucoup de chansons comme ça qui paraissent ennuyantes, ou trop longues ou trop "on ne sait quoi", mais qui finalement gagne de la saveur comme du bon vin au fil de notre temps personnel, au fil des écoutes, le morceau se dévoile à nous.
Plus particulièrement, en ce qui concerne Shine on your crazy diamond :
Dès la première partie, car il faut savoir qu'il est composé de plusieurs parties, on entend un synthé qui transporte, une nappe apaisante, qui peu à peu nous emmène dans les rêves, après un long moment de synthé qui transporte, la guitare arrive avec un solo simple mais tellement efficace, tout semble logique et la musique me transporte de plus en plus vers je ne sais quel continent étrange, de grands lacs de boue bouillonant, des espaces plus "célestes"... Bref un véritable paysage s'offre à l'imagination par le biais de cette musique que je ne saurais qualifier sous peine de tomber dans les plus vagues clichés qu'on peut lire dans certains magazines qui disent tout et rien à la fois en parlant d'une musique en terme de planante ou aérienne...
Et au bout d'un moment, la guitare sort son riff, clair comme du crystal, le répétant plusieurs fois... mais quand est ce que le chant va arriver ? ... encore un superbe solo puis le chant arrive remember when... et là chose étrange que je n'avais jamais remarquée... juste avant you shine... un rire assez malsain se fait entendre, comme pour marquer la transition du rêve au concret, du paysage au discour de la musique.
Le reste de la chanson, je vous le laisse découvrir, ce serait pour moi comme de raconter la fin d'un film, et de plus, ce n'est pas avec ce texte plus ou moins foireux que j'arriverais à vous faire comprendre la chanson, car évidemment c'est plus que quelques mots qui me sont propres et que j'attribue à un souvenir de chansons. Ecoutez la ! c'est tout ce que j'aurais du dire,
SHIIIIINE ON YOUR CRAAAAZY DIAMOND tululu tu tu tu...
Une bien étrange impression ...
C'est bien ce qui s'est produit dans mon esprit aujourd'hui.
Descendant paresseusement les escaliers de la gare, j'ai soudain eu l'impression de tomber. L'impression malsaine de ne pouvoir me rattrapper à quoi que ce soit, une sorte de vertige.
C'est bien ce qui s'est produit dans mon esprit aujourd'hui.
Descendant paresseusement les escaliers de la gare, j'ai soudain eu l'impression de tomber. L'impression malsaine de ne pouvoir me rattrapper à quoi que ce soit, une sorte de vertige.
18h34, je suis dans mon quatrième train de la journée, et des idées germent en moi, mais au plus je les creuse, au moins j'ai l'impression d'y comprendre quelque chose, d'ailleurs je ne m'en rappelle plus. Je me suis sorti des méandres vaseux après quelques instants, m'apercevant que je fixais une tache étrange sur le pare soleil de la fenêtre du train. Une tache avec toute la violence qu'elle porte en elle, tout le choc du liquide propulsé on ne sait comment là dessus; mais coupée en deux, un rectangle parfait la scindait tout aussi parfaitement. Arrivé à la gare, je descends la rue qui me mène chez moi d'un façon machinale, la tête vide, me rendant compte petit à petit que rien du chemin ne s'inscrivait dans ma mémoire, tant et si bien qu'avant de m'en rendre compte, j'introduis ma clé dans sa serrure, je passe la porte, je pose mon sac en me demandant depuis combien de temps j'étais dans cet état vaseux, comme si tout n'était qu'un de ces longs soirs d'hiver ( aaah, le fameux cliché du long soir d'hiver )
Je me demande si peu à peu je ne m'endors pas ...
Je me demande si peu à peu je ne m'endors pas ...
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